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Astérix est d'accord avec moi...

Revue
 
 

Une idée à la fois...

23 mars · Numéro #11 · Consulter en ligne

Entrepreneur très Growth Marketer, je fais aussi du lait, de l'immobilier et du sandwich.
Rugby ❤️🖤
De Toulouse 🇫🇷 à Palm Beach, FL 🇺🇸


Un article de France Info portant sur les difficultés à implanter Astérix au Etats-Unis me donne l'occasion de partager avec vous une vision souvent fausse de la culture de ce pays.

Astérix et moi, en route pour le rêve américain...
On entend souvent dire que le rêve américain est mort, et qu'il ne fait que nourrir la nostalgie pour un temps où tout était possible aux Etats-Unis.
Je ne suis pas d'accord avec cette idée.
Le rêve américain est bel et bien vivant.
Mais toutefois, une chose est sûre : il ne se donne pas facilement au premier venu.
J'ai souvent partagé les difficultés que j'ai rencontré quand je suis arrivé dans ce pays.
Je peux vous les résumer en une seule phrase :
Les 3 premières années aux Etats-Unis ont été - de loin - les plus difficiles de ma vie professionnelle.
Mais, à force de travail et de persévérance, le ciel ne m'est finalement pas tombé sur la tête et a fini par s'éclaircir.
Dans cet article qui a inspiré mon post, on découvre l'histoire de la conquête des Etats-Unis par les plus gaulois des héros : Astérix et son compère Obelix (qui, pour mémoire, n'est pas gros, juste enveloppé).
Je vous invite à le lire, c'est vraiment passionnant et une jolie démonstration de détermination de la part de Georges Dargaud. Le marché américain n'a pas d'équivalent et attire les convoitises de partout.
Pas toujours simple d'être un gaulois au pays d'Oncle Sam !
Pas toujours simple d'être un gaulois au pays d'Oncle Sam !
Et surtout, vous allez comprendre où je veux en venir.
Si les américains ressemblent aux européens, s'habillent à peu près pareil et ont, de plus en plus, des références similaires (Merci Netflix et McDo), ce sont en réalité les arbres qui viennent cacher l'immense forêt qu'est la culture américaine.
Nous avons, en fait, très peu de points communs et très peu de références communes.
Je ne vais pas le faire par manque de temps, mais si je me lançais à établir la liste de tout ce qui nous sépare, elle serait très très longue.
A chaque phrase, à chaque idée ou à chaque geste, même des plus anodins, tu peux vraiment commettre l'irréparable, te fâcher avec quelqu'un, ou même, t'attirer les foudres des autorités.
Dans la plupart des pays, du moins, ceux que j'ai visité, ce n'est pas aussi marqué.
Et pour revenir aux irrascibles gaulois, ce n'est pas un hasard si les deux pays dans lesquels Astérix est toujours un échec à ce jour, sont les Etats-Unis et le Japon.
L'humour y est presque impossible à transposer, tout comme le sont les situations, sans même parler du problème de faire référence à une époque qui campe en pleine domination du monde par les Romains ; le continent américain ne l'a jamais connu et le Japon n'en a pas été impacté.
Pour ne vous donner qu'un exemple…
Je vois souvent des boulangers français débarquer ici, avec l'ambition de vouloir faire gouter aux américains de vrais croissants et chocolatines. Ce sont des symboles de notre art de vivre, et il est impossible d'imaginer la France sans eux.
Pourtant, au-delà de quelques jolis succès industriels qui se comptent sur les doigts d'une main, la très grande majorité de ces immigrants échoue, et, pour ne pas disparaitre, finissent par proposer ce que les américains sont prêts à acheter (ou par vendre en priorité aux expatriés français et aux quelques yankees qui rêvent notre art de vivre).
Ne pas prendre la mesure du gap qui sépare nos cultures est la recette de l'échec, et c'est vrai dans l'autre sens également.
Depuis quelques mois, plusieurs entrepreneurs européens m'ont contacté pour que je les aide - via Digidust - à adresser le marché US et s'implanter ici.
Plus de la moitié d'entre eux avaient déjà essayé sans succès avant de m'envoyer ce message, en travaillant avec une agence américaine sans arriver à se comprendre ni à se faire confiance.
Ma double-nationalité et le fait d'avoir l'expérience de ces deux cultures - ce qui est vital en marketing - sont devenus récemment de véritables atouts, au point de représenter une part grandissante de notre chiffre d'affaires.
Je n'ai aucun mérite.
C'est l'immense fossé qui sépare la culture américaine et la culture française qui a créé des conditions de marché favorables pour Digidust, et rend la conquête de l'Ouest tellement difficile pour Astérix.
Se lancer sur le marché américain est une formidable aventure, par Toutatis !
Elle demande juste un peu de préparation, beaucoup de détermination et énormément d'humilité.
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